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    Les pourparlers à Bruxelles relancent la solution à deux États, avec la participation de 60 nations.

    avril 21, 2026
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    EuroWire , BRUXELLES : Plus de 60 pays se sont réunis lundi à Bruxelles pour des pourparlers visant à relancer la solution à deux États. L’ Union européenne et ses partenaires arabes ont cherché à maintenir l’attention diplomatique sur Gaza et la Cisjordanie occupée face à l’inquiétude internationale croissante. Cette réunion était la neuvième session de l’Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États et était co-organisée par la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, et le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot. Le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, a participé aux discussions, qui ont été suivies par la réunion du Comité de liaison ad hoc, axé sur les donateurs.

    Les pourparlers à Bruxelles relancent la solution à deux États, avec la participation de 60 nations.
    À Bruxelles, la diplomatie internationale associe les efforts de paix à la reconstruction de Gaza. (Crédit : WAM)

    Les réunions de Bruxelles ont rassemblé des participants européens et arabes dans un contexte de vives inquiétudes face à la dévastation à Gaza, aux difficultés financières rencontrées par l'Autorité palestinienne et aux tensions persistantes en Cisjordanie. Les responsables ont présenté cette rencontre comme une initiative visant à lier diplomatie politique, gouvernance et planification de la reconstruction. M. Kallas a déclaré que ces réunions avaient pour objectif de maintenir Gaza et la Cisjordanie au cœur de la diplomatie internationale, alors même que des crises régionales plus vastes accaparent l'attention et mettent à rude épreuve les efforts déployés pour consolider le processus de paix.

    Dans son allocution à l'issue des sessions, Kallas a déclaré que les deux parties devraient prendre des mesures concrètes pour que la solution à deux États reste viable. Elle a affirmé qu'Israël devait stopper l'expansion des colonies, punir les violences des colons et débloquer les recettes fiscales palestiniennes retenues, tandis que l'Autorité palestinienne devait poursuivre ses réformes. Elle a également souligné que le refus du Hamas de désarmer demeurait un obstacle majeur à la paix et que la police palestinienne et une force internationale de stabilisation devaient être déployées rapidement à Gaza afin d'empêcher toute nouvelle consolidation du contrôle du Hamas.

    Bruxelles lie l'aide et la gouvernance

    Mustafa a profité du forum de Bruxelles pour appeler à une gouvernance palestinienne unifiée à Gaza, sous un seul gouvernement, une seule loi et une seule structure de sécurité. Il a également plaidé pour le désarmement progressif des groupes armés et un retrait total d'Israël du territoire. L'Autorité palestinienne a joué un rôle central dans les discussions avec les bailleurs de fonds qui ont suivi, sous la présidence de la Norvège et avec l'Union européenne comme co-organisatrice. Ces discussions ont porté sur le maintien des services essentiels, le soutien à la stabilité institutionnelle et la réponse aux besoins de financement urgents à Gaza et en Cisjordanie.

    La réunion des donateurs s'est tenue dans le contexte d'une nouvelle évaluation rapide des dommages et des besoins à Gaza, réalisée par la Banque mondiale, l'Union européenne et les Nations Unies . Cette évaluation estime les besoins en matière de relèvement et de reconstruction à environ 71,4 milliards de dollars sur les dix prochaines années, dont 26,3 milliards nécessaires au cours des 18 premiers mois. Elle indique que les dommages matériels directs s'élèvent à 35,2 milliards de dollars et les pertes économiques à 22,7 milliards, soulignant ainsi l'ampleur des travaux de reconstruction nécessaires dans les secteurs du logement, de la santé, des transports, de l'approvisionnement en eau et autres secteurs essentiels.

    La pression diplomatique s'intensifie

    Les sessions de Bruxelles ont également reflété un effort européen plus large visant à harmoniser davantage l'aide humanitaire, le renforcement des institutions et la diplomatie. L'Union européenne affirme demeurer le principal donateur aux Palestiniens et le principal soutien de l'Autorité palestinienne, tout en insistant sur la nécessité de réformes et en continuant de soutenir la solution à deux États. La Belgique a déclaré que la poursuite des destructions à Gaza et les attaques perpétrées par les colons en Cisjordanie rendaient cet objectif plus difficile à atteindre, mais a ajouté que les partenaires européens et arabes le considéraient toujours comme la base d'un règlement durable.

    Les discussions de lundi n'ont pas abouti à un accord politique définitif, mais elles ont réuni diplomates, gouvernements donateurs et responsables palestiniens afin de coordonner leurs efforts en matière de sécurité, de gouvernance et de reconstruction. En associant la réunion de l'Alliance mondiale à la session du Comité de liaison ad hoc, la rencontre de Bruxelles a permis de faire coexister les volets politique et financier, alors que les préoccupations concernant Gaza et la Cisjordanie s'intensifiaient. Ces réunions ont également conforté le rôle de Bruxelles comme lieu privilégié pour la relance de la diplomatie en faveur de la solution à deux États et la planification du redressement palestinien.

    L’article « Les pourparlers à Bruxelles relancent la solution à deux États avec l’adhésion de 60 nations » est paru initialement sur British Messenger .

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